Dans les films ... Est-ce que c'est vrai?"

Suite aux RECITEL 2009, avec quelques techniciens et comédiens de Charente, du Togo et de Côte d'Ivoire, nous essayons de faire un livre d'une quarantaine de pages, à destination des enfants résidants en Poitou-Charentes et en Afrique (pour l'instant Togo, Burkina Faso, Côte d'Ivoire).
Le leitmoiv c'est de répondre en images à une question naïve du type : Au cinéma quand ils volent, est-ce que c'est vrai ?
Nous relançons le projet et nous sommes à la recherche de photos qui montre les techniques de tournages (notamment en Afrique). Ces photos doivent-être libre de droits. 
Le but est de faire une édition électronique et une édition papier qui sera offerte aux écoles.
Merci de votre collaboration.
Vous pouvez m'envoyer vos photos ou si vous avez des questions concernant ce projet à l'adresse suivante :
nico@cinetogo.com ou contact@cinetogo.com
 
 
Organisée par les associations Global Culturama Togo et France, la grande soirée d'exposition de Photographies à Agbodrafo est le 4 Décembre 2011
Au programme:
- à partir de 15 heures exposition à la Maison Royale
- à 18 heures projection du diaporama puis un film de Jacques Do Kokou
 
 
 Le mercredi 12 octobre 2011 dans l’après-midi, M. Pascal Bodjona, Ministère de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales procéda à la réception du nouveau marché de Hanoukopé à Lomé appelé « Marché Le Togo », en présence de sa collègue de la Promotion de la femme, Mme Henriette Kuévi Amédjogbé et du Contre-Amiral Fogan Adégnon, Président de la Délégation spéciale de la ville de Lomé. Ce « joyau » d’un coût total de 600 millions de FCFA (914.694 euros) est construit à quelques mètres de l’ancien marché et il occupe une superficie de 30.000 m² qui était un ancien dépotoir marécageux. Il compte quelques 1500 places dont 734 sous hangars

 Avec l’ouverture de ce nouveau marché qui s’effectue dans le cadre du Projet d’Aménagement de la Zone Lagunaire (PAZOL), l’ancien marché « Le Togo » va être rasé ainsi que l’ancien cinéma « Le Togo ». Bientôt, une route pavée va s’y substituer, reliant Amoutiévé et Hanoukopé en logeant la lagune « centre ». Le compte à rebours commence pour ce bâtiment qui a fait les heures de plaisir des cinéphiles de Lomé.

 A coups de burin et de marteau, la démolition annoncée du cinéma « Le Togo » a commencé au cours de cette semaine du 17 octobre 2011. Un tour fait ce jour révèle que les portes ont déjà cédé, le toit aussi et les anciens sièges. Il reste à démonter la charpente métallique et à faire écrouler les murs avec l’écran resté muet depuis plusieurs années.

 Les jours sont donc comptés pour ce bâtiment qui aura marqué l’histoire récente des projections sur grand écran à Lomé. La génération des 20/30 ans n’a pas connu les délices et l’ambiance fébrile de ce « temple » des projections à moindre frais qui drainait des centaines de jeunes Togolais férus de films « indiens », hindou ou western. Bien sûr, en soirée, on y projetait d’autres films moins engageants pour les plus jeunes ! « Le Togo » s’ajoutait à l’ancien cinéma « Rex » comme les deux salles accessibles à la « populace », aux cinéphiles les moins « fortunés ».

La belle époque : on pouvait aller au cinéma avec des boites de détergent

 Pour qui connaît les habitudes dans notre pays, on n’assiste pas aux films et aux matchs devant les écrans en se taisant. On accompagnait de commentaires les actions des acteurs. Et il y a toujours de ces gens qui ont plusieurs fois vu les films et qui devançaient toujours les comédiens en racontant aux autres cinéphiles plus ou moins désabusés.

La belle époque où on pouvait aller au ciné avec des boîtes de détergent « Pax » et autres gadgets parce qu’on n’avait pas 10F ou 25F ou 50F ou 75F pour payer son ticket d’entrée dans les années 70-80.

 Les femmes du nouveau marché de Hanoukopé ont préféré garder le nom « Marché Le Togo » pour le nouveau marché. Leur responsable a expliqué que cela fait l’identité de ce marché, même si on venait de le reconstruire. Nous ajouterons, même si le lieu qui lui donna le nom est en train de disparaître.

 Personnellement, je me suis toujours posé la question de savoir pourquoi ce cinéma était appelé « Le Togo ». Est-ce à cause d’un petit monument représentant la carte du Togo, monument érigé sous le camp militaire RIT, à une centaine de mètres en face du cinéma, à fleur des marécages de la Lagune ? Si c’est cela, pourquoi un bâtiment semblable avec la même architecture construite à Cotonou portait-il le nom « Cinéma Le Bénin » et était exploité par le même Tabchoury qui fit sa fortune dans le commerce et notamment dans celui de l’exploitation de quasi toutes les salles de cinéma de la ville de Lomé ? Dans tous les cas, avec la démolition de « Le Togo », un patrimoine entier de cette ville de Lomé, patrimoine qu’on gagnerait à évoquer, entre dans l’histoire, dans l’indifférence totale d’une population constituée de jeunes qui n’ont pas connu les délices de « Le Togo ».

Article de Cyriaque Noussouglo - Togocultures
 
 
L’artiste mauricienne Nirveda Alleck participe actuellement au Festival Africain d'Images Virtuelles Artistique (FAIVA). Nirveda Alleck participe à ce festival en tant que récipiendaire du prix « Soleil d’Afrique » qu’elle a remporté lors de la Dak’Art Biennale en 2010.
 La présence de Nirveda Alleck à Bamako s’accompagne également d’une résidence d’artiste de trois semaines. Projections vidéo et animations musicales des espaces publiques à travers la ville de Bamako, atelier de création vidéo, conférences débats sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la création artistique en Afrique et plus particulièrement au Mali : tel est le menu de ce Festival . 

Lors de sa résidence d’artiste Nirveda Alleck travaillera dans des locations spécifiques entre Bamako et le pays Dogon. Son travail, étroitement lié avec ses contacts avec la population locale, se situera au niveau de la réinterprétation des cultures et traditions locales.

 Artiste contemporain doté d'une sensibilité hors normes, Nirveda Alleck produira un documentaire vidéo qui plongera dans le profond mysticisme qui lit l’homme et la nature dans cette partie du monde. Son séjour est sponsorisé par le Centre Soleil d’Afrique et l’Arts Collaboratory Organisation, basée aux Pays Bas.

Lors de la visite à Mali en avril dernier Nirveda Alleck avait produit une vidéo intitulée « L’Offrande » qui avait été sélectionnée pour un prix au « One minute Africa Award » du Townhouse Gallery au Caire, Egypte. Le Townhouse Gallery lui a subséquemment commandé une autre vidéo à l’île Maurice et qu’elle a intitulé « Le retour » qui a également été diffusé lors de la « One minute exhibition » et qui sera présenté à 
International Festival RECITEL (Rencontres du Cinéma et de la télévision) du 5 au 10 décembre à  Lomé, Togo.

Nirveda Alleck, basée à l'île Maurice,  expose actuellement à la « Pfeisyer Gallery » au Danemark. Au fil des ans le travail de Nirveda Alleck a pris un tournant anthropologique social et culturel. Allez au plus profond des coutumes et des traditions du peuple pour amener une meilleure compréhension de leur évolution, attentes et espoirs  : c’est la mission qu’elle s’est fixée.

SOURCE :ilemaurice-tourisme.info