L’artiste mauricienne Nirveda Alleck participe actuellement au Festival Africain d'Images Virtuelles Artistique (FAIVA). Nirveda Alleck participe à ce festival en tant que récipiendaire du prix « Soleil d’Afrique » qu’elle a remporté lors de la Dak’Art Biennale en 2010.
 La présence de Nirveda Alleck à Bamako s’accompagne également d’une résidence d’artiste de trois semaines. Projections vidéo et animations musicales des espaces publiques à travers la ville de Bamako, atelier de création vidéo, conférences débats sur l’utilisation des nouvelles technologies dans la création artistique en Afrique et plus particulièrement au Mali : tel est le menu de ce Festival . 

Lors de sa résidence d’artiste Nirveda Alleck travaillera dans des locations spécifiques entre Bamako et le pays Dogon. Son travail, étroitement lié avec ses contacts avec la population locale, se situera au niveau de la réinterprétation des cultures et traditions locales.

 Artiste contemporain doté d'une sensibilité hors normes, Nirveda Alleck produira un documentaire vidéo qui plongera dans le profond mysticisme qui lit l’homme et la nature dans cette partie du monde. Son séjour est sponsorisé par le Centre Soleil d’Afrique et l’Arts Collaboratory Organisation, basée aux Pays Bas.

Lors de la visite à Mali en avril dernier Nirveda Alleck avait produit une vidéo intitulée « L’Offrande » qui avait été sélectionnée pour un prix au « One minute Africa Award » du Townhouse Gallery au Caire, Egypte. Le Townhouse Gallery lui a subséquemment commandé une autre vidéo à l’île Maurice et qu’elle a intitulé « Le retour » qui a également été diffusé lors de la « One minute exhibition » et qui sera présenté à 
International Festival RECITEL (Rencontres du Cinéma et de la télévision) du 5 au 10 décembre à  Lomé, Togo.

Nirveda Alleck, basée à l'île Maurice,  expose actuellement à la « Pfeisyer Gallery » au Danemark. Au fil des ans le travail de Nirveda Alleck a pris un tournant anthropologique social et culturel. Allez au plus profond des coutumes et des traditions du peuple pour amener une meilleure compréhension de leur évolution, attentes et espoirs  : c’est la mission qu’elle s’est fixée.

SOURCE :ilemaurice-tourisme.info

 
 
Les 6èmes Éditions du Festival international 
RECITEL - Rencontres du Cinéma et de la Télévision

du 5 au 10 décembre 2011

LES RENCONTRES DU CINÉMA ET DE LA TÉLÉVISION
LIEU DE COMMUNICATION ET DE DIVERTISSEMENT POUR LES TOGOLAIS

Les 6èmes Éditions du Festival les RECITEL - Rencontres du Cinéma et de la Télévision, sont organisées par l’APCAL - Association pour la Promotion de la Culture des Arts et des Loisirs et le CIT - Cinéma Itinérant du Togo et ses partenaires.

Au cours des RECITEL des soirées gratuites de cinéma en plein air seront proposés aux spectateurs des quartiers de Lomé et ses environs d’une part et ceux des localités de l’intérieur du Togo d’autres parts. 

Durant les cinq jours du festival (lundi mardi, mercredi, jeudi, vendredi et samedi) une dizaine de films seront proposés du 5 au 10 décembre 2011 aux Loméens. Par la suite, il sera proposé aux populations de l’intérieur du pays une centaine de films variés via les RECITEL itinérantes. 

Les spectateurs auront le loisir de voir les réalités africaines à travers des films africains ou de se divertir devant les meilleurs films du cinéma mondial. 

A partir de cette année 2011, l’APCAL-CIT a intégré le Réseau CNA-Afrique, dans le but de matérialiser le contrat pour le développement des initiatives culturelles au Togo et en Afrique via le cinéma en plein air. 

Les 6èmes Éditions du Festival les RECITEL - Rencontres du Cinéma et de la Télévision marquent le lancement du partenariat avec le Cinéma Numérique Ambulant CNA-Afrique.

Les internautes découvriront les images du déroulement des RECITEL à chaque étape sur le site www.cinetogo.com.

Une prestation de danses et de tam-tam folklorique précédera toutes les soirées de cinéma en plein air qui seront scindées en trois (03) parties en suivant la méthode de APCAL-CIT enrichie de celle du CNA Afrique.

1. Première partie : projection d'un film comique pour attirer par le rire un plus grand nombre de spectateurs. 

2. Deuxième partie : projection suivie d'un débat avec le public de courts-métrages ou de films de sensibilisation apportant des éléments d'information et de connaissances très souvent ignorés et qui traite de sujets divers (prévention du VIH/SIDA, du paludisme, questions de santé, vaccination, mariage précoce, excision, droits des femmes et des enfants, etc.). 

3. Troisième partie : projection d’un long métrage pour la clôture de la soirée.

En plus des films de la cinémathèque de l’APCAL-CIT, le CNA Afrique, l'Institut Français de Lomé, l'Organisation Internationale de la Francophonie et d’autres partenaires mettrons des films à la disposition du festival.
Il n’existe plus de cinémas pour les togolais. 

Les RECITEL - Rencontres du Cinéma et de la Télévision sont également un festival itinérant du cinéma. Ils donneront l’occasion aux habitants de la capitale et à ceux de l’arrière pays de renouer avec le cinéma. 

Lomé, qui abritera en premier le festival, est une ville/frontière renommée pour ses plages de sable fin et pour ses promenades ombragées le long du littoral. Elle n’est ni une ville "coloniale" (construite et établi par les puissances coloniales), ni une "ville traditionnelle" (où les racines villageoises seraient encore inscrites dans les structures et les processus urbains)

Tour à tour, Lomé unit les us avec l'Animisme (marché des féticheurs) et la modernité arrogante à l’image des hôtels et des bâtiments bancaires. Elle vit, se transforme à une vitesse fulgurante, aux rythmes des boîtes de nuits, des nana-benz du grand marché, des cyber-cafés, des (woleyia) motos-taxis ou des cargos de la zone franche du Port Autonome de Lomé. Woleyia ou le taxi - moto (ce qui signifie « on y va?», question du conducteur posée au client éventuel).

Lomé-Commune compte cinq (05) arrondissements. Elle est le chef lieu de la Préfecture du Golfe, située dans la Région Maritime. La population est évaluée environ (ville et aggro) à 796 416 habitants. 
 
 
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Le Koutammakou : Le pays des Tamberma ou ceux qui façonnent la terre

Géographie :

Le nom tamberma est une déformation Bétanmariba qui signifie « les architectes de la terre » ou les maçons.

Le Koutammakou, le pays des Batammariba ou Tamberma est situé dans la Région de la Kara au Nord Togo, au nord-est de la préfecture de la Kéran, entre la Rivière Kéran et la République du Bénin. Ce territoire de 50.000 ha, à cheval sur la frontière entre le Bénin et le Togo, est dans une savane dominée par les massifs montagneux de l’Atacora. Il est constitué d’environ 30 000 âmes réparties dans 3 cantons : Nadoba, Koutougou, et Warango.

Histoire :

Appelés " Tamberma " au Togo ou " Somba " au Bénin, ils appartiennent à l’aire culturelle Paragourma.

Selon les traditions orales véhiculées, ils ont une origine divine « décente du ciel ». Ils sont les enfants de " Fawaafa ", le serpent souterrain qui couverait dans un lieu secret les œufs d’où sortirent leurs premiers ancêtres.

Les Bétanmariba se disent originaires de Dianaba au Bénin. " Dinaba " (Dinabakobé) est un mot venant d’un ancien roi Mossi : le Moro Naba. Dinaba se situait à l’Ouest donc du côté du soleil couchant. Ils partagent certaines coutumes avec les Mossi et les Gulmatchéba parmi lesquels ils auraient séjourné.

les Batammariba se seraient réfugiés dans la zone actuelle entre les 16ème et 18ème siècles pour mieux se protéger de la domination que cherchaient à imposer les royaumes des Mossis, Gourmantché ou encore Mamprussi et Dagomba. La tradition raconte que les Babiatiba, un groupe ethnique maîtrisant bien les techniques de forge et qui était déjà établi dans la région de la Kéran les auraient accueillis amicalement et qu’ils auraient cohabité et se seraient même unis, avant que certains d’entre eux ne quittent la région.

Les Hommes :

Le Koutammakou le pays des Tamberma, abrite les Batammariba dont les takienta ou tata temberma, petits fortins à deux étages ne comportant qu’une ouverture, sont devenues un symbole du Togo. Celles dotées d’un grenier sont caractérisées par une forme quasi sphérique surmontant une base cylindrique. Certaines possèdent des toits plats, d’autres des toits de chaume coniques. Elles sont regroupées en villages comprenant des espaces cérémoniels, des sources, des rochers et des sites réservés aux cérémonies d’initiation. Originellement c’est un habitat de guerrier, conçu pour assurer une protection efficace contre les invasions tribales et, plus tard contre les colonisateurs.

Ces « takienta ou tata tamberma », ces terres agricoles et ces forêts, cette structure sociale structurée en classe d’âge, sont le reflet de l’association spirituelle entre le peuple et le paysage. Pour les Batammariba, la nature est étroitement associée aux rituels et aux croyances de la société qui se définit par son authenticité en raison de la fidèle conservation de ses traditions. Cette société se manifeste dans l’harmonie entre les hommes et les ressources naturelles environnantes. .

Les Batammariba sont soumis à des préceptes et pratiques traditionnels durables légués par les ancêtres.

Le Diffoni

Le Diffoni est le rite initiatique des garçons qui a lieu tous les quatre ans. Les garçons au cours des différentes étapes sont initiés aux traditions de la tribu et font notamment leur éducation sexuelle. Le diffoni implique une retraite dans la forêt sacrée où habite le génie de la terre. Plusieurs épreuves sont prévues pour développer les aptitudes des jeunes gens à devenir adulte. A la fin des cérémonies, ils reçoivent les attributs des chasseurs (chapeau à cornes de buffles, armes et boucles d’oreilles en cuir).

Le Dikuntiri

Le Dikuntiri, le rite initiatique des jeunes filles, est plus court. A leur sortie, elles portent un chapeau à cornes d’antilope. Ainsi devenues femmes, elles peuvent alors habiter chez leur mari. 

le site de Koutammakou  le pays des Batammariba, est classé patrimoine mondial de l’UNESCO comme exemple exceptionnel de système de peuplement traditionnel , lors de la 28e session du patrimoine mondial, tenue à Souzhou (Chine) du 28 juin au 7 juillet 2004. Il fait partie des 100 merveilleux sites du monde    

Reportage photos de Jacques DO KOKO
 
 
Origine du vodoun

Le vodoun est né de la rencontre des cultes traditionnels des divinités Yorouba du Nigeria (Orisha) et des divinités Fon au Bénin et Ewé au Togo. 

Le vodoun, n’est ni sorcellerie ni la magie noire. elle est une pratique religieuse qui consiste au culte d’un Dieu créateur (Mahou) au-dessous duquel se trouvent d’autres dieux inférieurs (Sakpata: dieu de la variole; Ogoun: dieu du fer; Mami Wata: déesse de l’eau, etc.) qui servent d’intercesseurs à l’homme pour atteindre Dieu tout-puissant.

La fête du culte vodoun à Ouïdah

Danxomè (Dahomey en français) un lieu du culte vodoun dans le Golfe de Guinée.

Ouïdah était, entre le XVIIIème et le début du XIXème siècle, un des ports principaux de la traite des noirs de l'Afrique de l'Ouest. Les esclaves partis de ce port sont responsables des cultes vaudous dans les îles des Antilles comme Haïti ou le Brésil.

A partir du 10 Janvier 1999, la fête du vodoun se tient, à Ouidah grâce au président Nicéphore Soglo, qui a présidé aux destinées de la république du Bénin jusqu'en 1996.

Ainsi le 10 Janvier de chaque année, face à l'Océan, devant le monument de "la porte du non retour", le culte en l'honneur de Mamy Wata, la déesse de la mer est célébré.


Reportage Photo de jacques DO KOKOU

 
 
Depuis plusieurs années cette idée de voyager autour du monde
nous trottait dans la tête.
Prenant conscience que nous étions dans une période charnière tant dans notre vie personnelle que professionnelle, l'envie de découverte, de vivre
 autrement a atteint sa maturité. Nous voulions trouver un but à ce voyage: partager notre passion commune.

Jeunes projectionnistes, sortant de notre formation,  nous nous sentons très concernés par le virage que prend notre métier: les salles de cinéma, pour des raisons économiques, passent à la projection numérique, rompant avec les techniques traditionnelles, liées à la pellicule.
Cette actualité a éveillé notre curiosité envers les cabines de projection dans le monde. Grâce à toutes ces rencontres, nous proposerons un comparatif entre
le fonctionnement européen que nous connaissons
et les autres systèmes que nous découvrirons.
De ces nombreux points de vue échangés, découleront des discussions à notre retour, sur la possible avancée du numérique dans différents cinémas.

Notre projet se nomme «CINEMAP»
il se déroulera pendant un an.
 
Notre trajet débutera par l’Amérique du Sud puis du Nord,
à travers l’Asie et enfin vers l’Afrique.
Notre mode de vie et nos moyens de déplacement

(auto-stop, transport en communs, ...) favoriseront les échanges avec les populations locales,
nous renseignant sur leurs rapports au cinéma.

Pendant notre voyage, nous alimenterons régulièrement ce blog.

Toutes les personnes et les structures partenaires partagerons à notre retour, une publication du carnet de voyage, expositions photo, conférences ainsi que
dossiers d’études par pays.

Nous venons, solliciter votre aide car l’étude que nous nous apprétons à réaliser ne sera plus possible dans quelques d’années...


 
 
Le 5 mars 2011, la lumière des lampes des écrans de la 22e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) s’est éteinte. Après l’arrivée du chef de l’État et de son épouse, la cérémonie démarre par le spectacle Jeunesse en songe dont la direction artistique est assurée par Salia Sanou. C’était un spectacle de son et lumière composé de six actes auquel ont participé 300 artistes de danse, de musique, d’art équestre et du cirque du Burkina, du Mali, du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Ghana et du Bénin comme interprètes et 300 élèves des lycées et collèges de Ouagadougou.

Comme bilan artistique et technique le Fespaco 2011, une vingtaine de prix décernés, en plus des dix-neuf prix spéciaux ont été décernés. Le plus prestigieux des prix, l’Étalon d’or de Yennenga, est revenu cette année au film Pégase, du réalisateur marocain Mohamed Mouftakir. Il succède ainsi à Teza, de Haile Gerima , réalisateur éthiopien, qui a remporté cette distinction en 2009. Le prix est constitué de 10 millions de F CFA plus le trophée.

Les grandes catégories en compétition à cette édition étaient les longs métrages, les courts métrages et films des écoles, les films documentaires, les films de la diaspora, les films TV/Vidéo et prix des écoles de cinéma.

Dans le cadre de cette 22e FESPACO, un hommage cinématographique consacré au comédien et metteur en scène de théâtre, Sotigui Kouyaté, décédé en avril 2010 (1936-2010), figure emblématique de la création contemporaine. Malien et Burkinabé, également conteur et musicien, sa collaboration avec des cinéastes internationaux de renom l’a propulsé au devant de la scène du septième art. Au 62e Festival de Cannes (2009), Sotigui Kouyaté a reçu l’insigne des arts et des lettres et quelques mois plus tôt, il remportait l’Ours d’argent du meilleur acteur au Festival de Berlin. L’Étalon d'Honneur de Yennenga lui a été remis pour l'ensemble de son œuvre cinématographique. Le trophée a été remis à sa famille par le Président du Faso, Blaise Compaoré.

Clôturant la 22e édition, Michel Ouédraogo, délégué général du festival, a donné rendez-vous aux professionnels, amoureux et amateurs du septième art, du 23 février au 2 mars 2013 pour la 23e édition.

Comme à l’accoutumée, pour le dernier acte de la cérémonie, les feux d’artifice ont illuminé le ciel ouagalais.

RÉFLEXIONS :

Le Fespaco peine à se recentrer sur le cinéma car trop de présentations d'activités des nombreuses organisations qui soutiennent les cinémas d'Afrique, masterclass et colloque, cérémonies et hommages divers empêchent les professionnels internationaux et la presse d'aller aux projections.

Ce biennal cinématographique est une mobilisation populaire en voyant l'inauguration et la clôture au stade du 4 août, la "rue marchande" (le marché des artisans venus de tout le Burkina et des pays avoisinants), et, grâce à la "journée continue" qui libère les employés à 14h durant une semaine, à la programmation télévisuelle de l’événement sur les antennes de la TNB et aux maquis bondés de 10 h jusqu’au petit matin.

La déception est encore là à cette 22ème édition dont la thématique est « cinéma et marché ». Aucune œuvre qui vient redorer la production africaine. Doit-on considérer que rien de passionnant, d’émouvant n’est produit aujourd'hui, particulièrement Afrique noire, en termes de longs métrages fiction, documentaire ? A l’heure de la révolution technique en matière de cinéma, les cinéphiles, les professionnels, la presse ont cherché, sans succès cette année encore, de nouvelles écritures, de nouvelles tendances, de nouveaux talents à Ouaga.

Quel cinéma pour notre public ?  Cinéma d'auteur ou cinéma populaire ?

Cette question est une fois encore présente dans les esprits à la 22ème édition. C’est une bonne chose de voir le public des salles adhérer à ce qui se passe sur l'écran : le rire qui assemble un public raillant en observant ses propres réalités ou ses rêves. Nous constatons avec amertumes que la mise en scène, la direction d'acteurs ne sont pas fignolés. Dans l'Histoire du cinéma, le cinéma populaire n'est pas de médiocre qualité. « N’est ce pas un risque à terme pour le Festival que les films plus exigeants ou aboutis ne trouvent plus leur place et se détournent de Ouaga pour privilégier d'autres rendez-vous, en rupture avec une longue et prestigieuse histoire ? » dixit Olivier Barlet.


Nous pensons de notre part, dans la confusion entre vidéo et cinéma, qu’il faut amener la nouvelle génération de cinéastes comme le dit Haroun Mahamat Saleh (Tchad) à "replacer la culture, la formation, l'histoire de l'art, bref, la cinéphilie au cœur de notre cinéma" pour sortir les productions cinématographiques africaines de la marginalité.

Le cinéma en Afrique noire à plus de cinquante (50) ans. L’insuffisance de financements, la défaillance de salles de projection, de programmations sur les télévisions nationales, l’absence d’une politique cinématographique au niveau de nos états …. sont, entre autres, les maux qui n’encouragent pas l’émergence d’un cinéma de qualité.

A qui la faute ?

Nos états ont l’obligation de se tourner vers le 7ème Art pour lui donner une existence en favorisant l’émergence dans nos pays des industries cinématographiques. Le Maroc montre l’exemple.Le Sénégal est en route. Les Rencontres Professionnelles Cinématographiques et Audiovisuelles de Dakar tenues du 20 et 21 décembre 2010 et dont le thème est « Produire en Afrique »

La jeune génération pense que les anciens ne savent pas faire du cinéma. Force est de constater qu’elle ne pense qu’à gagner les étapes sans trop de difficultés. Mais elle a tout pour se former comme l’internet, la vidéo,

Durant une semaine le public de l’Afrique Noire a suivi l’événement grâce aux chaînes de télévisions nationales et internationales. Une fois le rideau tombé, il n’aurait aucune occasion pour voir les films primés dans son pays. Comment créer un public pour notre cinéma dans ces conditions ?

Comment pourrait-on, amener la jeunesse génération friande du cinéma américain et des télés novelas, à aimer notre cinéma si aucune action n’est entreprise à la base dans les écoles pour la culture cinéma. Le public de l’arrière pays a aussi droit au cinéma de qualité.

Au Togo, l’APCAL (Association pour la Promotion de la Culture des Arts et des Loisirs) se bat pour la culture du cinéma dans les écoles.  Dans l’attente de la création des salles, elle apporte le cinéma via les projections itinérantes grâce au CIT (Cinéma Itinérant du Togo) voici neuf ans.

Conscient que les cinémas itinérants créent un public permanent et le prépare pour les salles, l’APCAL vient d’opter pour un partenariat avec le CNA (Cinéma Numérique Ambulant) pour la création d’un réseau ceci dans le cadre de la 22ème édition.

Extrait du palmarès du Fespaco 2011 
Étalon d’or de Yennenga : Pégase, Mohamed Mouftakir, Maroc 
Étalon d’argent de Yennenga : Un homme qui crie, Haroun Mahamat Saleh, Tchad 
Étalon de bronze : Le mec idéal, Owell A. Brown, Côte d’Ivoire 
Poulain d’or : Garagouz, Abdenour Zahzah, Algérie 
Poulain d’argent : Tabou, Meriem Riveill, Tunisie 
Poulain de bronze : Tinye so, Daouda Coulibaly, Mali 
Prix Robesson (Diaspora) : Les amours d’un zombi, Arnold Antonin, Haïti 
Prix Oumarou Ganda : Notre étrangère, Sarah Bouyain, Burkina Faso 
Prix Films TV/Vidéo : Hopeville, Trengoue John, Afrique du Sud 
Prix courts métrages : Champions of our time, Mak Kusare, Nigeria 
Prix series TV/Vidéo : Ismaël le gaffeur, Mamadou N’Diaye, Sénégal 
Prix documentaires (1er prix) : Monica Wangu Wamwere-The unbroken spirit, Jane Murago-Munene, Kenya 
Meilleure interprétation féminine : Samia Meziane, dans Voyage à Alger, d’Abdelkrim Bahloul, Algérie 
Meilleure interprétation masculine : Sylvestre Amoussou, dans Un pas en avant-les dessous de la corruption, de Sylvestre Amoussou, Bénin 
Meilleur scénario : Voyage à Alger, Abdelkrim Bahloul (auteur du scénario), Algérie Meilleure image : La mosquée, Daouda Aoulad-Syad, Maroc (images de Thierry Lebigre) 
Meilleur son : Pégase, Mohamed Mouftakir, Maroc (son de Taoufik Mekraz) Meilleure musique : Un pas en avant-les dessous de la corruption, Un homme qui crie, En attendant le vote… (Musiques de Wasis Diop) Meilleur montage : Le poids du serment, Kollo Sanou, Burkina Faso

 
 
Communication à la table ronde sur la place des cinémas itinérants dans l'industrie cinématographique africaine qui était tenue à Ouagadougou, au village CNA, lors du FESPACO 2011.

Les cinémas ambulants peuvent-ils contribuer à la création d'un public potentiel pour les salles fixes ?

État des lieux
« … Au Togo, comme dans beaucoup de pays d’Afrique, les salles de cinéma sont rares, voire inexistantes, et les œuvres du 7è art demeurent trop souvent hors de portée des spectateurs potentiels. Les causes sont évidemment multiples, mais des opérations telles que cette Caravane ont le mérite, avec des moyens limités, de créer des occasions de rencontre exceptionnelles et festives entre le cinéma et son public… »

(Extrait de l’allocution de M. Dominique RENAUX, Ambassadeur de France au Togo au cours de la cérémonie du lancement de la Caravane du Cinéma 2008 au Centre Culturel Français de Lomé).

Il y a quelques années dix sept  salles se trouvaient au Togo dont sept à Lomé.
L’état togolais contrairement aux autres états de la sous région ne s’est engagé ni dans la production ni dans la diffusion cinématographique. Sa politique en matière cinématographique ne se résume jusqu’à jour qu’à la création des structures comme le CNPA (Centre National de Production Audiovisuelle), la DNC (Direction Nationale de la Cinématographique). Une politique cinématographique reste toujours à l’étude.

Au moment où l’APCAL - Association pour la promotion de la Culture des Arts et des Loisirs a mis en place le CIT - Cinéma Itinérant du Togo, le cinéma de proximité en juillet 2002, seule une partie de la population de Lomé peut encore voir un film dans les deux salles restées ouvertes dont l’exploitant est Monsieur Tabchoury un libanais ou périodiquement au Centre Culturel Français ou au Goethe Institut. 


A l’intérieur du pays le public est sevré de projections cinématographiques depuis que les cinq salles, appartenant à Monsieur Samarou un exploitant togolais, ont cessées de fonctionner et que les cinés bus du Service du Cinéma et des Actualités Audiovisuelles, du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture ne sillonnent plus le territoire.

Cet état de chose a permis le foisonnement, un partout dans le pays, des vidéos clubs dans des abris aménagés sommairement avec des conditions de sécurité aléatoires aux coins des rues ou dans les cours de maisons privées. Le public de ces lieux est constitué en majorité de jeunes de 7 à 20 ans. La programmation laisse à désirer. Les autorités ont cherché à lutter contre ce phénomène mais n’ont pu rien faire car elles n’ont pas pu apporter de solutions de rechange.

Approche de solution

Pour répondre à l’attente du public et remédier à cette situation l’APCAL - Association pour la Promotion de la Culture des Arts et des Loisirs a repris le principe de cinéma itinérant. Depuis neuf ans déjà, bravant les intempéries, les difficultés financières, administratives crées artificiellement, le CIT - Cinéma Itinérant du Togo sous l’appellation de la Caravane du cinéma sillonne le pays pour rapprocher le cinéma de son public via une structure de projection ambulante sur grand écran. Le CIT va montrer des films même dans les coins les plus reculés où l’énergie électrique est inexistante pour faire connaître le cinéma en général, le cinéma africain en particulier dans le but de redonner l’habitude d’aller au cinéma, de produire un cinéma jeune, de rattraper le retard accusé en vue de la promotion d’une vraie activité cinématographique nationale. 

Pour réussir son ambition l’APCAL a mis l’accent sur la projection dans les établissements scolaires en vue pousser les jeunes à connaître le cinéma et ses métiers par la création de ciné-clubs. Depuis 2006, elle a créé les RECITEL - Rencontres du Cinéma et de la Télévision, une manifestation annuelle événementielle, est organisée dans la capitale comme à l’intérieur du pays dans les chefs lieux des trente quatre Préfectures pour initier, former les futurs talents ainsi que les cinéphiles.

Les projections du CIT ont permis de :

- fidéliser, renforcer les liens de fraternité avec le public cinéphile sur toute l’étendue de pays,

- satisfaire la demande des populations qui faute d’électricité ou du signal de la télévision nationale n’ont pas souvent accès aux œuvres cinématographiques.

Après neuf années (2002 - 2011), l’Association pour la Promotion de la Culture des Arts et des Loisirs a réussi à créer un public assidu à travers le Togo pour un cinéma de qualité.

Que de souvenirs l’équipe du CIT à partager avec les plus âgés concernant l’arrivée dans le quartier, le village des « ciné bus ou ciné rails » qui leur apportent le cinéma quand ils sont petits ou jeunes. Ils retrouvent la joie que leur procurait ces « ciné bus ou cinés rails » qui leur ont permis de découvrir le cinéma.

Que d’espoirs l’équipe à donner à tous ces enfants, ces jeunes qui tous les soirs regardent défiler dans leurs yeux leurs propres images et celles des films sur le grand écran et qui quittent les lieux satisfaits tout souhaitant avoir une autre séance le jour suivant.

Perspectives
Pour satisfaire cette demande de plus en grande de la population qui a repris le goût de voir des films sur grand écran (les personnes âgées) et qui découvre le cinéma (les jeunes),   l’APCAL - Association pour la Promotion de la Culture des Arts et des Loisirs, pour ne pas voir le public se désorganiser, fort de l’expérience acquise, nourrit l’espoir afin que le cinéma soit de nouveau à la portée de la population togolaise :

- de donner la possibilité aux cinéphiles de la capitale d’installer des lieux où ils peuvent voir des films de qualité dans conditions adéquates dans les immeubles qui se construisent dans les quartiers, - de rénover les espaces culturelles qui existent à l’intérieur du pays et qui sont inexploitées actuellement.

Conscient que grâce à leurs actions les cinémas ambulants sont un atout pour contribuer à la création d'un public potentiel pour les salles fixes, l’APCAL a jugé bon de se rapprocher du CNA - Cinéma Numérique Ambulant pour :

- combler la demande des cinéphiles fidélisés qui sont en attente,
- améliorer ses diverses prestations en trouvant des solutions pour le renouvellement du matériel roulant et celui de projection actuel et doubler la structure projection mobile.

 
 
Le Festival panafricain du cinéma à Ouagadougou (Fespaco) commence débutera les festivités ce samedi 26 février dans la capitale du Burkina Faso. A cette occasion, le Cinéma Itinérant du Togo (CIT) du doyen des cinéastes togolais, Do Kokou, compte parmi les participants.

Beaucoup de gens ne connaissent pas le CIT. Mais, il s’agit d’un élément important à compter dans l’histoire du cinéma au Togo si quelqu’un s’avise d’en faire une étude.

« Depuis neuf ans déjà, bravant les intempéries, les difficultés financières, administratives crées artificiellement, le CIT - Cinéma Itinérant du Togo, le cinéma de proximité sillonne le pays pour rapprocher le cinéma de son public via une structure de projection ambulante sur grand écran », écrit Jacques Do Kokou sur son Facebook. Le directeur délégué du RECITEL fait un peu comme les gens du théâtre en France, après la seconde mondiale, en essayant de rapprocher le public du cinéma. En ce qui le concerne, il est dans une phase de promotion, la phase d’éducation viendra après.

« Le CIT va montrer des films même dans les... coins les plus reculés où l’énergie électrique est inexistante pour faire connaître le cinéma, le cinéma africain en particulier dans le but de redonner l’habitude d’aller au cinéma, de produire un cinéma jeune, de rattraper le retard accusé en vue de la promotion d’une vraie activité cinématographique nationale », note-t-il.

Avant de conclure que « L’Association pour la Promotion de la Culture des Arts et des Loisirs a réussi à créer un public assidu à travers le Togo pour un cinéma de qualité ». Là, ça reste à voir.

Car nul ne peut ignorer que le cinéma, en tant que 7ème art, qui se fréquente dans les salles de projection à cet effet, est en baisse.

Le CIT - Cinéma itinérant du Togo, le cinéma de proximité donne rendez vous au Village de CNA, Cité AN III à Ouagadougou pendant tout le Fespaco. Pour plus de projection. Il va falloir que les pouvoirs publics viennent en aide à Jacques Do Kokou.

VIA UNION
Togosite.com

 
 
Depuis neuf ans (09) déjà, bravant les intempéries, les difficultés financières, administratives crées artificiellement, le CIT - Cinéma Itinérant du Togo, le cinéma de proximité sillonne le pays pour rapprocher le cinéma de son public via une structure de projection ambulante sur grand écran. 

Le CIT va montrer des films même dans les coins les plus reculés où l’énergie électrique est inexistante pour faire connaître le cinéma, le cinéma africain en particulier dans le but de redonner l’habitude d’aller au cinéma, de produire un cinéma jeune, de rattraper le retard accusé en vue de la promotion d’une vraie activité cinématographique nationale. 

L’Association pour la Promotion de la Culture des Arts et des Loisirs a réussi à créer un public assidu à travers le Togo pour un cinéma de qualité. 

Que de souvenirs l’équipe du CIT à partager avec les plus âgés concernant l’arrivée dans le quartier, le village des « ciné bus ou ciné rails » qui leur ont permis de découvrir le cinéma quand ils étaient petits ou jeunes. Que d’espoirs donnés à tous ces enfants, ces femmes, ces jeunes… qui tous les soirs regardent défiler dans leurs yeux leurs propres images et celles des films sur le grand écran et qui quittent les lieux satisfaits tout souhaitant avoir une autre séance le jour suivant.

Aujourd’hui le CIT - Cinéma itinérant du Togo, le cinéma de proximité rejoint le CNA Afrique, le Cinéma numérique ambulant pour mieux servir ses fidèles cinéphiles avec plus de projections dans de meilleures conditions.

Le CIT - Cinéma itinérant du Togo, le cinéma de proximité vous donne rendez vous au Village de CNA, Cité AN III à Ouagadougou pendant tout le Fespaco.

Depuis neuf ans (09) déjà, bravant les intempéries, les difficultés financières, administratives crées artificiellement, le CIT - Cinéma Itinérant du Togo, le cinéma de proximité sillonne le pays pour rapprocher le cinéma de son public via une structure de projection ambulante sur grand écran. 

Le CIT va montrer des films même dans les coins les plus reculés où l’énergie électrique est inexistante pour faire connaître le cinéma, le cinéma africain en particulier dans le but de redonner l’habitude d’aller au cinéma, de produire un cinéma jeune, de rattraper le retard accusé en vue de la promotion d’une vraie activité cinématographique nationale. 

L’Association pour la Promotion de la Culture des Arts et des Loisirs a réussi à créer un public assidu à travers le Togo pour un cinéma de qualité. 

Que de souvenirs l’équipe du CIT à partager avec les plus âgés concernant l’arrivée dans le quartier, le village des « ciné bus ou ciné rails » qui leur ont permis de découvrir le cinéma quand ils étaient petits ou jeunes. Que d’espoirs donnés à tous ces enfants, ces femmes, ces jeunes… qui tous les soirs regardent défiler dans leurs yeux leurs propres images et celles des films sur le grand écran et qui quittent les lieux satisfaits tout souhaitant avoir une autre séance le jour suivant.

Aujourd’hui le CIT - Cinéma itinérant du Togo, le cinéma de proximité rejoint le CNA Afrique, le Cinéma numérique ambulant pour mieux servir ses fidèles cinéphiles avec plus de projections dans de meilleures conditions.

Le CIT - Cinéma itinérant du Togo, le cinéma de proximité vous donne rendez vous au Village de CNA, Cité AN III à Ouagadougou pendant tout le Fespaco.
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